Construction d'un carpboat: assemblage, le moment de vérité
- Alban Nowak
- 5 mars 2022
- 2 min de lecture

Tout est prêt, les pièces ont été minutieusement découpées et le support roulant n'attend plus que son futur Carpboat. Jusqu'ici, la coque n'était qu'un empilement de planches, mais elle va enfin prendre forme.
L’aboutage des panneaux du fond
Avant de commencer l’assemblage, j'ai recouvert le support avec une bâche en polyane pour éviter que la résine qui débordera de mes collages entre les panneaux du fond ne colle dessus. Ensuite, j'ai assemblé le bateau de manière à ce qu'il soit dans le bon sens lorsqu'il faudra le monter sur une remorque. C'est-à-dire l'avant vers la sortie.

Les différentes parties des bateaux en bois (bordées, fond etc...) sont généralement plus longues que les panneaux de contreplaqué commercialisés. Par conséquent, pour réaliser chaque pièce, il faut joindre plusieurs pièces de bois par collage de leurs extrémités. On appelle ce processus l'aboutage. Il en existe différents types pour le contreplaqué : l'aboutage bout à bout, scarf ou collage une face par exemple.

Lors de l’aboutage de deux panneaux de bois, la résistance du collage croît de façon proportionnelle avec la taille de la zone de recouvrement. On préconise au minimum un collage par recouvrement de 20 fois l'épaisseur du contreplaqué pour des bois de haute densité.

Pour réaliser le collage, il est préférable d’imprégner d’abord les parties qui seront recouvertes par la pièce d'aboutage. Ensuite, après quelques minutes d'attente, on peut appliquer à la spatule la résine époxy à laquelle on a ajouté des charges spécialement dosées pour le collage. Comme on le voit sur la photo ci-dessous, j'ai réalisé les collages en exerçant une pression grâce à des poids, et des batteries, ce qui n'était pas la solution optimale. En fait, il n’est pas nécessaire de serrer à outrance les pièces l’une contre l’autre, car toute la colle risque de déborder sur les côtés. Par contre, la pression doit être suffisante pour que toute la surface soit en contact. Pour garantir une pression régulière et homogène, le mieux reste de visser la pièce de collage directement dans les panneaux.

L’assemblage final
Pour assembler le bateau, j'ai utilisé des vis que j’enlèverais une fois la rigidité de la coque obtenue grâce aux cloisons internes. Au cas où je n'arriverais pas à en retirer, j'ai utilisé des vis en inox qui peuvent rester dans le bois sans risque de rouiller et de pourrir la coque de l'intérieur.

On peut voir sur la photo ci-dessus que certaines pièces du fond ne sont pas parfaitement ajustées. J'ai préféré laissé de la marge pour araser ces parties au dernier moment, lorsque tout sera en place.
Voici une petite vidéo que je n'avais pas réalisée dans le but de cet article puisqu'elle était destinée à ma famille. La qualité n'est pas exceptionnelle, mais je vous la partage tout de même.
La coque était désormais assemblée, c'était une première étape importante qui venait concrétiser plusieurs mois de réflexion. La prochaine sera de construire le planché auto-videur puis le squelette interne de la cabine. Tous ces éléments structurels fixés grâce à l'époxy et aux composites vont conférer à la coque sa rigidité nécessaire pour pouvoir le retourner.
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