Construction d'un carpboat: choix du bois et découpe des pièces
- Alban Nowak
- 25 févr. 2022
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 28 févr. 2022

Après la réalisation de la maquette de mon bateau, j'avais une meilleure vue d’ensemble de ce qui m'attendait. Comme je manquais d'espace, il fallait que je sois méthodique et que je séquence la construction. Il m'était impossible de stocker la totalité des panneaux de bois nécessaire pour le projet, c'est pourquoi je n'ai commandé dans un premier temps que le nécessaire pour réaliser la coque dont la taille définitive serait de 5 X 2 m.
Choix du bois: l'importance de la norme BS1088
Pour ce projet, je m'applique un principe de frugalité dans toutes mes décisions d'achats pour réduire au maximum le coût. Dans un coin de ma tête, je sais que le jour viendra de me séparer de mon Arynboat pour financer une partie de ce projet, mais pour le moment, je l'envisage difficilement. Le projet comporte encore trop d'incertitudes pour que je passe le cap. Malgré tout, j'ai estimé les dépenses entre 3 500 € et 5 000 € hors remorque sur laquelle le bateau séjournera bâché et hors de l'eau.

En parallèle de mes formations en menuiserie, je travaillais sur le projet. Une fois le plan terminé, la priorité était de trouver mes panneaux de contreplaqué au meilleur prix.
Pour répondre aux exigences de la construction navales, un collage du contreplaqué de type 4 ou norme NF B 54 - 154 est essentiel. C'est le cas du CP extérieur, du marine ou du nautique. Il est difficile de s'y retrouver sur le marché puisque les dénominations ne sont ni officielles ni standardisées. La norme BS1088 ou la certification "Loyd" d'un panneau est un gage de qualité pour la construction navale. J'ai donc choisi des panneaux 100 % okoumé qui avaient ces certifications.
Une fois le bois commandé auprès d'un grossiste, il a fini par arriver à la maison au bout de longues semaines d'attentes. Il y avait exactement 8 panneaux de 3m50 X 1,59 m en 15 mm à stocker. À partir du 27 juin, un créneau de quelques jours se présentait pour débuter la construction, mais un événement très attendu va tout chambouler : l'arrivée de mon fils Charlie. Après mon congé paternité, je commencerais doucement les premières découpes.

Le manque de place se faisait sentir et je peinais à soulever les lourds panneaux de 45 kg tout seul. Je suis parvenu tout de même avec beaucoup de précautions à positionner les règles de 2m50 qui me serviront de guide une fois les tracés effectués sur le panneau.

J'avais emprunté tout le matériel possible pour réduire les dépenses, mais ce n'était pas du haut de gamme. Il n'était pas question de réaliser un travail approximatif donc pour obtenir un résultat de qualité, j'ai finis par investir dans une scie circulaire professionnelle avec des disques haute précisions.
D'ailleurs, en parlant de précisions, les tracés se devaient d'être extrêmement rigoureux. En effet, une erreur de quelques millimètres sur une longueur de 5 mètres se voit à l’œil nu et c'est tout le bateau qui n'est pas droit. Ma première scie circulaire ne coupait pas droit et j'ai du tout reprendre...
Pour ce faire, j'ai réalisé l'encollage des deux pièces qui constitueront le bordé du bateau et j'ai repris sur chacune les erreurs de découpe grâce à la défonceuse. Je positionnais le guide au millimètre près, puis à l'aide d'une bague à affleurer, je rectifiais le tir. La planéité et la bonne taille de mes pièces étaient désormais parfaites.

Une fois assemblé le bateau prendra une place considérable dans mon petit garage. En effet, je n'aurais que 40 cm de chaque côté pour en faire le tour. Je devais aussi pouvoir continuer à réaliser des découpes à l'intérieur. Pas le choix, pour pouvoir sortir le bateau facilement hors de la pièce, il fallait construire un support roulant.
Un support roulant XXL
L'assemblage à plat de la coque se fera directement dessus donc il devait être résistant et soutenir toute la surface de la coque. Je me suis procuré des roues chez Action, les bastaings de charpente et divers accessoires chez Leroy Merlin. Quelques heures de découpe et de vissage plus tard, le support était prêt à accueillir la coque.


Sortir le bateau afin de libérer de l'espace de travail impliquera d'être tributaire de la météo, c'est le prix à payer du choix que j'ai fait de le construire dans mon garage. Dans tous les cas, la construction se déroulera sur plusieurs mois au gré des créneaux de libre entre deux formations. Il n'y aura qu'à espérer qu'il fasse beau ! L'assemblage de la coque était la prochaine étape et il me tardait de la voir enfin devant moi.

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